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Eloge

Jean Prouvé devant sa maison de Nancy

Historique de l'homme de métier

Très jeune après l'école, il courait à l'atelier de son père où il côtoyait aussi bien les élèves que les maîtres de l' école de Nancy.

Il doit donc beaucoup à l'influence de son père Victor Prouvé, qui était peintre, sculpteur, décorateur et graveur à la fois. Il fût le successeur d' Emile Galle à la direction des Beaux Arts de Nancy et l'un des pionniers de "l'Art Nouveau".

Lors de l'Exposition universelle de Paris en 1889, Emile Galle exposa ses premières recherches de mobilier qu'il avait fait réalisé dans ses ateliers d'ébénisterie créés à Nancy, il n'avait pourtant aucuneexpérience en ce domaine.

Quatre des meubles présentés furent conçus avec la collaboration de Victor Prouvé qui en dessina les décors et les sculptures (ils sont visibles au musée de l'école de Nancy).

Ce groupe qui fréquentait l'atelier de Victor Prouvé formait déjà sans l'avoir programmé, "l'esprit mouvement" . C'était la mode culturelle et sociale de toute réunion d'artistes de l'époque, d'où naissaient les styles d'expression et d'orientation.

Ils pensaient à l'avenir industriel contemporain et leur principe était "ne jamais copier, mais innover en se servant des moyens les plus modernes".

Jean Prouvé

Une architecture par l'industrie (clic)

2001 fût le centenaire de sa naissance, il était né à Paris le 8 avril 1901, Paris et Nancy lui rendirent hommage.

"Ne rien dessiner qu'on ne puisse construire,ne rien construire non plus, qu'on ait d'abord dessiné "c'était la règle que s'était fixée Jean Prouvé. Il l' appliquait à ses équipes de travail autant qu'à lui-même.

Jean Prouvé était à la fois architecte et ingénieur, concepteur et constructeur, quatre qualités indissociables.

Meuble scolaire 1937

 

Dans la revue DECORS, édition des Anciens Elèves de l'Ecole Boulle de cette époque on pouvait lire

"Craignons tout, si l' art français continue à n'offrir que des copies de styles ou des répétitions de décors périmés. "

Quelles que soient les corporations, la volonté de créer était engagée, liée à l'innovation technique et à la recherche.

Son apprentissage commence par l'étude de la; ferronnerie, avec Emile ROBERT jusqu'en 1919, puis il est élève du ferronnier SZABO.

En 1924 il crée son premier atelier à Nancy en suivant toujours la règle des adeptes de l'Ecole de

Nancy, ligne de conduite qu'il appliquera dans ses diverses réalisations.

C'est un fervent partisan de l'emploi de la géométrie, il exploite les méthodes de pliage du métal et s'équipe en 1926 des premiers matériels de soudure (soudure autogène et soudure à l'arc).

Pour faire connaître ses recherches et ses travaux, il monte à Paris ou il rencontre MALLET-STEVENS

qui, à la suite d'une entrevue chaleureuse, lui confit la réalisation d'une grille (on peut encore la découvrir au 4 rue Mallet Stevens).

 

 Il fait aussi la connaissance de Le CORBUSIER avec lequel il partage les principes d'étude de la lumière, des volumes et ses normes du nouvel urbanisme "à habiter" en employant des matériaux simples transformés par des techniques industrielles.

Ce dernier lui donnera plusieurs travaux à exécuter sur ces propres réalisations, il collaborera aussi avec Jeanneret, Herbe.

Son premier brevet fût déposé en 1929 pour une cloison amovible.

Après tous les contacts enrichissants qu'il a rencontré, ainsi que les différentes théories qui font sa personnalité, Jean Prouvé va actualiser ses travaux en y ajoutant une valeur écologique et humaniste, "l'habitat pour tous".

Il développera cette idée, avec la collaboration de Péchiney, l'Aluminium français, société qui lui proposera la responsabilité de l'usine de Maxéville, poste qu'il occupera de 1945 à 1952.

Son aspiration démocratique, sans aucune pensée mercantile, le fera quitter l'entreprise qui à ses yeux est trop axée sur une volonté de profits.

Fauteuil de grand repos 1930

 

L'empreinte de Le Corbusier ou tout au moins leurs travaux en association lui fera imaginé en 1939 une maison démontable genre bungalow pour laquelle il exploitera ses principes de structure métallique légère.

Ceci bien entendu, suit ses réalisations de menuiserie métallique (fenêtres, cloisons, portes..)

Mais cette présentation de "maison abri" ne tombera pas dans l'oubli puisqu'en 1945 une série sera

fabriquée pour accueillir les sinistrés lorrains puis en 1954 pour l'Abbé Pierre

"La maison des jours meilleurs".

Il a également créé du mobilier de série comme des pupitres d'école, des chaises pliantes, etc....

C'est un homme difficile à classer, il a été un "architecte" hors du commun, l' un des premiers à intégrer la technique et la technologie à l'architecture.

C'est l'homme du métal en priorité.

Jean Prouvé et les meubles

La création du mobilier proprement dit débute en 1926, elle s'arrêtera avec son départ de l'usine de Maxéville en 1953.

Ces meubles sont basés sur le confort ou le côté pratique, ils se plient, s'emboîtent, se déplacent facilement et différents réglages sont possibles.

En 1920 la recherche de mobilier à structure métallique est réalisée en tube d'acier chromé, JeanProuvé refuse de l'utiliser. Ces meubles cintrés sont péjorativement appelés "vermicelle".

Dès 1923 Jean Prouvé se soucie d'industrialiser le meuble :

II réalisera la chaise articulée vers 1926 (structure métallique, assise en CP moulé)

Le fauteuil réglable vers 1926

Le fauteuil avec cuir 1928

Le fauteuil réglable vers 1930

La chaise longue à deux positions vers 1950

La table réfectoire avec Formica.

Les pupitres d'écolier en tôle pliée soudée.

Un fauteuil de direction où se mêlent le bois pour les accoudoirs et le métal pour la structure.

Le fauteuil visiteur avec bois et coussins.

Le bureau Compas avec du Formica.

Le bahut démontable en bois et métal.

Le pupitre scolaire réglable, avec siège intégré, assise et dossier en CP moulé.

Sa valeur a été reconnue par sa nomination aux postes de Président de jury pour des concours d'état.

A ce jour, certains modèles de ses sièges et tables sont réédités par une importante société industrielle, nous pouvons en conclure que ses créations étaient d'avant-garde de ligne, de conception, et qu'ils sont encore contemporains et choisis pour de nombreuses installations.

coulée en coquille 1980

Chaise démontable 1930

 

 

 

Comme le disait Le Corbusier : C'était un homme doux, modeste, exigeant, persévérant, obstiné. •

 
 

Bureaux J. Prouvé version table de salle à manger avec dessus glace

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Un itinéraire à Paris dans l' œuvre de Jean Prouvé

Jean Prouvé "constucteur"

(1904-1984)

Centre de Création Industrielle - Centre Georges Pompidou

 j' ai quelques reproductions autorisées par Etienne Prouvé( photos et peintures)

En 1925, âgé de,24 ans, Jean Prouvé ouvre un atelier de ferronnerie d'art, rue du Général Custine, à Nancy. La forge traditionnelle est délaissée dès 1925 pour la technique de la tôle pliée soudée (1925-1931)

Musée des Arts Africains et Océaniens 1931. Grilles du portail d'entrée.

A. Laprade, L. Bazin, arch.

293, av. Daumesnil, 75012 - Métro Porte Dorée

Un bel exemple de ferronnerie produite par l'atelier. La grille est composée à partir de la répétition d'un motif géométrique.

En 1931, les Ateliers Jean Prouvé s'agrandissent rue des Jardiniers à Nancy pour produire des composants du bâtiment et du mobilier (1931-1947)

Ministère des Postes et Téléphones 1937 Porte d'entrée. J. Debat-Ponsan, arch.

20 av. de Ségur, 75015 - Métro Ségur

Avec la réalisation de cette porte d'entrée monumentale, Prouvé emploie encore le vocabulaire d'un ferronnier, mais il utilise les techniques de la tôle pliée.

Maison du Peuple de Clichy 1936-39

E. Beaudouin, M. Lods, arch., V. Bodiansky, ing.

39, boulevard. du Général Leclerc - Métro: Mairie de Clichy, prendre la rue de Villeneuve à gauche devant la mairie, puis à droite le boulevard du Général Leclerc

Parmi les premiers édifices entièrement métalliques construits par Jean Prouvé, la Maison du Peuple a été conçue comme une machine, un mécanisme pouvant générer des volumes flexibles, et faire fonctionner dans un même bâtiment un marché couvert, une salle de spectacle à l'étage, transformable en salle d'exposition, des bureaux pour les syndicats et les associations de la commune. Elle était équipée d'un toit ouvrant, de cloisons coulissantes autour de la salle de spectacle, d'un plancher amovible.

Les façades des bureaux, reconnues comme la première réalisation de type mur-rideau, sont faites de panneaux métalliques modulaires accrochés à la structure et composés de 2 tôles d'acier. Sur les bords verticaux, le pincement joue le rôle de raidisseur. Prouvé introduit également sur les façades vitrées le raidisseur extérieur en tôle pliée qui se retrouvera sous les diverses formes de façade de type"grille"développées par la suite. Aujourd'hui le bâtiment a gardé ses fonctions, mais les planchers, le toit et les cloisons ne sont plus mobiles. Rouillé, modifié, il semble un peu à l'abandon. Classé monument historique, un concours a été lancé pour sa restauration.

En 1947, Prouvé fonde les Ateliers de Maxéville: un bureau d'études, une usine de production, une entreprise de construction pour la préfabrication du bâtiment dans une filière métallique (1947-1953)

Les maisons de Meudon 1949-1951

Route des Gardes, Meudon - Métro Pont de Sèvres, Autobus 179, arrêt Rond Point des Bruyères

Les 14 maisons installées par les architectes André Sive et Henry Prouvé dans ce lotissement sont de deux types. Les 8 maisons"Métropole", dont le prototype fut présenté en 1950 au Salon des Arts Ménagers, représentent l'aboutissement des recherches menées sur le système constructif"à portique axial"appliqué à la préfabrication de maisons individuelles. Elles avaient été commandées à 25 exemplaires par Claudius-Petit, ministre de la Reconstruction, et conçues pour être fabriquées en grande série et à faible coût. Jamais payées ni livrées, certaines seront données aux ouvriers de Maxéville. Constituées d'une structure métallique en portique et de panneaux de remplissage, de cloisons et de faux-plafonds en aluminium interchangeables, elles offrent une grande liberté d'aménagement. Elles sont dotées d'un bow-window incliné, caractéristique de la production de cette époque.

Un complément de fondations en maçonnerie a été réalisé pour chaque maison afin de s'adapter à la nature du terrain.

Les 6 pavillons dits"coques"sont une version de la"maison coque"présentée au Salon des Arts Ménagers en 1951, et issue des études sur les sheds, toits métalliques auto-portants. Construites avec des murs en maçonnerie, elles en sont une timide application.

Fédération nationale du Bâtiment 1949 R. Gravereaux et R. Lopez, arch. Panneaux Studal-Jean Prouvé

7, rue Lapérouse, 75016 - Métro Etoile

Les Ateliers de Maxéville réalisent avec ces deux façades légères le premier mur-rideau construit sur un immeuble parisien. Les panneaux de façade, en aluminium gaieté, sont incrustés dans les planchers en béton munis d'un rail d'accrochage. Chaque module comporte une fenêtre à guillotine sur le modèle du wagon, avec un équilibreur à ressort. Les panneaux sont reliés entre eux par un couvre-joint vertical. Le montage s'est effectué au rythme d'un étage par jour. A signaler, le jardin intérieur aménagé de part et d'autre d'une pièce d'eau, dans la cour intérieure.

Salle méridienne de l'Observatoire 1951 J. Remondet, arch.

61, av. de l'Observatoire 75015 - Métro Denfert-Rochereau. La salle se trouve dans les jardins de l'Observatoire.

En mauvais état et difficilement accessible, elle est intéressante car elle figure parmi les premières structures métalliques en coque voûtée. Le dessin de la voûte et la porte à hublots de l'entrée principale s'inscrivent dans le répertoire formel des années 50. On peut faire le rapprochement entre ce bâtiment et les voûtes du Club de Jeunes d' Ermont. Ici, ce sont des éléments métalliques qui structurent la coque, tandis qu'à Ermont, c'est la mousse injectée qui fait la liaison entre la peau intérieure et la peau extérieure.

Immeuble d'habitation 1953L. Mirabaud, arch.

5, square Mozart, 75016 - Métro Ranelagh

Prouvé a conçu la façade de cette immeuble comme une mécanique de précision. Les panneaux, ceux de la façade de la Fédération du Bâtiment, fabriqués industriellement, ont été repris pour faire de ce mur-rideau un épiderme complexe et variable. Chaque panneau est muni d'une fenêtre à guillotine à descente mécanique, d'un système de ventilation et d'un volet coulissant, découpé en son centre comme une persienne, et projetable, à l'italienne, pour faire office de pare-soleil. Ils forment un ensemble dynamique en constante mutation.

Immeuble d'habitation 1953 P. Herbé, Le Couteur, arch.

29, rue Jean de Beauvais, 75005 - Métro Maubert-Mutualité

Cet immeuble illustre l'intégration d'éléments industrialisés dans une construction traditionnelle. Les panneaux de façade sont représentatifs d'une partie des activités de Maxéville dans les années 50 - ce seront parmi les derniers. Ils sont réalisés eh tôle d'aluminium à petite ondulation. La grande porte d'aluminium provient également des Ateliers de Maxéville.

En 1953, Prouvé se trouve contraint de quitter Maxéville. A Paris, tout en poursuivant ses activités d'ingénieur conseil, Il s'associe en 1956 avec une entreprise de construction de matériel de transport, la CIMT, avec laquelle Il réalisera des façades et des systèmes constructifs (1956-1968)

CNIT à La Défense, 1956 R. Camelot, J. de Mailly, B. Zehrfuss, arch.

Parvis de la Défense - RER direction Saint Germain en Laye, station Parvis de la Défense

En 1955, Jean Prouvé est sollicité comme conseiller pour le projet du Centre National des Industries et des Techniques. Il propose une solution entièrement métallique pour la construction de la voûte. Lorsque le béton armé est finalement retenu, son rôle se limite à la conception des trois grandes verrières. Il saura apporter des solutions intéressantes. Elles sont constituées de raidisseurs en acier plié recevant des panneaux de glace amovibles pour faciliter leur entretien.

Lors de la transformation du bâtiment pour la Cité des Affaires en 1988, seule une façade a été refaite à l'identique côté parvis.

Foyer de Jeunes de Charonne 1959 P. Agard et F. Raymond, arch.

123, bd. de Charonne, 75011 - Métro Alexandre Dumas

Dans ce bâtiment, le panneau de façade est traité comme élément de remplissage de plancher à plancher, dans son expression la plus typique des premières productions de la CI MT. Il emploie le châssis à guillotine: le système de manoeuvre est incorporé dans l'épaisseur du panneau sur le modèle des ouvertures du wagon. Il faut également remarquer la simplicité de composition de ce bâtiment, qui donne à chaque fonction son expression volumétrique.

Siège de la CIMT Neuilly-sur-Seine 1963 / Deschler, arch.

5, rue du Commandant Pilot, Neuilly - Métro Sablons

On peut opposer à la façade réalisée pour l' Unesco quelques années plus tard, celle réalisée pour la CIMT, constituée de panneaux d'aluminium lui donnant un aspect plan. Elle semble réduite à la seule fonctionnalité d'un mur-rideau.

Tour Nobel Puteaux 1964-66 /J. de Mailly et H. Depussé, arch. Façades CIMT-J. Prouvé

1, av. du Général de Gaulle, Puteaux - Métro Pont de Neuilly, traverser le pont, à gauche

Premier gratte-ciel parisien, et conçue pour être un"signal de la Défense au pied du fleuve"selon son architecte de Mailly, la tour est construite autour d'un noyau porteur en béton de 109 m de haut abritant les ascenseurs et les services, sur lequel est accrochée la charpente métallique.

Elle reprend en cela les propositions faites par les Ateliers de Maxéville pour le projet de l'université de Nancy en 1949. Les planchers ont été équipés de tous les réseaux afin d'assurer la plus grande flexibilité dans l'aménagement des cloisons. Les murs-rideaux (de type grille) sont constitués de montants en aluminium ou en tôle laquée blanche accueillant les panneaux de verre. La solution des angles arrondis correspond à la volonté chez Prouvé de ne jamais réaliser un joint d'angle ; elle aff irme d'autre part la continuité de la façade-enveloppe.

Club de Jeunes d' Ermont 1967 / Réalisation CIMT-J. Prouvé

Avenue de l'Europe, Ermont (Val d'Oise) - Club des Espérances: RER, ligne C 1, direction Beauchamp, station Cemay, prendre la nie de Stalingrad, à gauche la rue du 28 juin, au bout à gauche l'avenue de l' Europe (10 mn de marche)

Prouvé avait construit ce prototype pour le concours"MiIle Clubs de Jeunes"lancé par François Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports, et dont les éléments préfabriqués devaient être montés par les jeunes eux-mêmes. Le plus moderne de conception et très rapide d'exécution, il n'a pas été retenu, évoquant sans doute le hangar ou les anciens baraquements de sinistrés.

Ce projet reprend le principe de la voûte et la compose en sandwich, avec une face intérieure en bois, une mousse isolante injectée in situ, un parement extérieur en tôle plissée d'aluminium. Elle est appliquée à une armature en bois et fermée par deux façades de verre de type grille. L'équipement comprend 2 voûtes reliées par une passerelle.

Unesco, bâtiment V 1968-69 / B. Zehrfuss, arch.

Rue Miollis, 75015 - Métro Ségur

Dans les années 70, ce bâtiment constituait un exemple de réussite de façade industrialisée. Le jeu des pare-soleil verticaux en aluminium entourant les fenêtres et des grilles horizontales, qui servent à la fois de pare-soleil et de passerelles de nettoyage, donne à la façade de l'épaisseur et rompt par les effets de lumière la monotonie d'un mur plan. Les panneaux d'aluminium laqué viennent en applique sur la structure intermédiaire intérieure.

Siège du Parti Communiste Français 1968. / O.Niemeyer, arch., AUA, arch. d'opération

2, place du Colonel Fabien, 75019 - Métro Colonel Fabien

Prouvé en a réalisé la façade, à la demande d'Oscar Niemeyer, pour lequel il avait beaucoup d'admiration, en recherchant un effet de surface parfaitement lisse et plane. Le mur de verre est fixé en applique sur une structure intermédiaire par un profil très discret. Les ouvrants paraissent découpés dans le vitrage, et comportent des pièces de manoeuvre et de fixation soigneusement dessinées.

Institut de l'environnement (ESAD) 1969 R. Joly, arch.

5, rue Erasme, 75005 - Métro Censier-Daubenton

Créé par le ministère des Affaires Culturelles en 1968 puis conçu et édifié en un an, l'Institut de l'environnement est l'une des dernières applications de l'association CIMT-Jean Prouvé.

Ce mur-rideau qui enveloppe l'ensemble du bâtiment est un bon exemple de l'industrialisation de composants de façade en tôle laquée, en réponse à une demande urgente ' Aujourd'hui, le bâtiment est intégré à l' Ecole Supérieure des Arts Décoratifs.

En 1968, Prouvé fonde une agence rue des Blancs-Manteaux à Paris et participe à des projets de grande échelle (1969-1983).

Le Forum des Halles 1973-1979 / C. Vasconi, G. Pancreac'h, arch.

Rue Pierre Lescot, 75001 - Métro Les Halles

En tant qu'ingénieur conseil pour la structure, J. Prouvé a conçu avec L. Pétroff la verrière qui entoure le"cratère"sur plusieurs étages et constitue le point fort de cet ensemble. Les voûtes de verre sont portées par de puissants arcs d'acier habillés de fonte d'aluminium moulé laqué blanc.

Palais Omnisports de Bercy 1979-1984 / M.Andrault, A. Guvan, P. Parat, arch. J.Prouvé, ingénieur

Métro Bercy

Lancé en 1979 par la Mairie de Paris, le concours pour le Palais Omnisports est gagné par l'équipe Andrault, Parat, Prouvé. Ce dernier avait alors 78 ans.

La charpente métallique qui couronne le bâtiment, originellement conçue comme une nappe tridimensionnelle, a été réalisée pour des raisons de rapidité d'exécution en poutres croisées. D'une portée de 80 m, elle s'appuie sur des poteaux de ciment armé de 6 m de diamètre. Elle intègre tous les éléments du grill technique de la salle et les rideaux qui permettent de la diviser'

Le choix d' engazonner les pentes de la pyramide a été motivé par la volonté d'une intégration au site du futur Parc de Bercy.

Abri terminus RATP 1983 / avec L. Pétroff, ingénieur.

Ces abribus implantés aux portes de Paris utilisent les éléments modulaires de charpente spatiale type Pétroff.

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Quelques itinéraires

Ces itinéraires (sauf les Halles) représentent une durée de 3 h environ.

 Clichy, 16ème arrondissement

Maison du Peuple de Clichy

Métro Mairie de Clichy

Œuvre historique dans la démarche de Prouvé, ce bâtiment, malgré son triste état actuel, mérite une visite, si possible les lundis, mardis, jeudis, vendredis matins, jours de marché.

Siège de la Fédération du Bâtiment

Métro Etoile

La première façade en mur-rideau de panneaux industrialisés sur un immeuble parisien.

Immeuble d'habitation du square Mozart

Métro Ranelagh

Une façade en constante mutation, qui reste l'une des réalisations les plus étonnantes de Prouvé.

 15ème, 14ème et 5ème arrondissements

 Ministère des Postes et Télécommunications

Métro Ségur

Une porte monumentale du début de l'oeuvre de Prouvé.

Unesco, bâtiment V

Métro Ségur

Une façade construite à la fin des années 60, remarquable par son traitement 'en épaisseur".

Salle méridienne de l'Observatoire de Paris

Métro Denfert- Rochereau, ou station de RER Port Royal

Un bâtiment en coque voûtée, représentatif des formes des années 50, malheureusement en mauvais état.

Institut de l'environnement

Métro Censier-Daubenton

Une autre façade industrialisée de la fin des années 60, conçue pour répondre à une urgence.

Immeuble rue Jean de Beauvais

Métro Maubert-Mutuatité

Une intégration de panneaux de façade préfabriqués à

une construction traditionnelle, une porte de Prouvé

L'axe Etoile-La Défense

La Fédération du Bâtiment

Métro Etoile.

La première façade industrialisée en mur-rideau à Paris

Le siège de la CIME

Métro Sablons

Une façade industrialisée 14 ans plus tard

La Tour Nobel

Métro Pont de Neuilly

Le premier gratte-ciel parisien, une tour aux angles arrondis

CNIT

Rer, station Parvis de la Défense

Dans sa transformation en 1988, seule la façade du côté du parvis a été refaite en l'état

Les Maisons de Meudon

Métro Pont de Sèvres, puis bus / La visite, compte-tenu du déplacement, constitue un itinéraire en soi.

Ces maisons sont le seul témoignage dans la région parisienne des recherches menées par Prouvé pendant la période de reconstruction sur les maisons individuelles préfabriquées dans une filière métallique.

Les Halles

Le Forum des Halles Métro

Chatelet, Les Halles

Une verrière voûtée sur plusieurs étages

Le Centre Georges Pompidou.

En hommage à Jean Prouvé, Président du Jury pour sa construction, qui a défendu le projet de Piano et Rogers, proche de ses convictions - bâtiment métallique, structure apparente, flexibilité des espaces-et en suivit de très près les étapes.

L'Est parisien

 Siège du PCF

Métro Place du Colonel Fabian.

Une oeuvre de 0. Niemeyer, un des plus beaux murs de verre de Paris

Le Foyer de Charonne

Métro Alexandre Dumas

Un exemple de bâtiment bien composé, dont la façade

est représentative de l'association CIMT-Prouvé

Le Palais Omnisports de Bercy

Métro Bercy

L'une des dernières réalisations de Prouvé structure apparente, flexibilité des espaces.

 

Conception: Véronique Hahn, Jean-François Archieri

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Victor Prouvé

Auguste Desch, un grand oncle de la famille Prouvé

 

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